conseil scientifique

  • Le Conseil scientifique des Universités de Francophonia

    Notre conseil scientifique : La qualité de notre formation est primordiale.

    Pour garantir la qualité des formations et de l'organisation des Universités de Francophonia, un conseil scientifique constitué de personnalités françaises et étrangères du monde du français langue étrangère (FLE), valide l'offre de cours, la démarche proposée et les parcours de ces rencontres interculturelles ouvertes aux professeurs de français du monde entier.

    Roger Pilhion (France) est le président de ce conseil. Il a travaillé près de 40 ans dans le domaine du FLE et de la coopération linguistique et éducative. Il est accompagné d’Evelyne Bérard (France), Lesley Doell (Canada), Nicole Angel (Suisse), Dario Pagel (Brésil) et Fabrice Jaumont (France). Une approche unique pour assurer la qualité des Universités de Francophonia.

     

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    JUIN2018 : Nouvelle incorporation au Conseil scientifique des Universités de Francophonia :

    Cette année, L'ancien président de la FIPF, professeur à l'Université de Nice et nouveau membre du Conseil scientifique des Universités de Francophonia, Jean-Pierre Cuq répond aux questions de Francophonia.

     

    Cuq

    L'ancien président de la FIPF, professeur à l'Université de Nice et nouveau membre du Conseil scientifique des Universités de Francophonia, Jean-Pierre Cuq répond aux questions de Francophonia. 

    F. : Ancien président de la FIPF mais toujours acteur engagé pour la cause francophone, comment voyez-vous la situation de la langue française dans le monde ?

    J.-P. Cuq : Étant d’un naturel optimiste, je lui vois un bel avenir. Tout le monde s’accorde à miser aujourd’hui sur la démographie des pays francophones, et c’est incontestablement un atout majeur. Encore faut-il, pour ne pas connaitre de désillusion, ne pas confondre la population de ces pays et la population des francophones qui y habitent. On sait aussi qu’il faut tenir compte du continuum de compétences qui va, des locuteurs de langue maternelle aux locuteurs de langue étrangère en passant par les locuteurs de langue seconde et du très peu au magnifique. Il y a, dans toutes les compétences régulièrement citées (oral, écrit, compréhension, expression…) un potentiel de développement extraordinaire ,.. Mais le succès n’est pas garanti : il repose pour l’essentiel sur les systèmes d’éducation, et donc sur une volonté politique de formation à conduire sans relâche. Beaucoup a été fait, mais énormément reste à faire. Mais il faut aussi miser sur les pays où notre langue est, du point de vue didactique, une langue étrangère. C’est seulement si notre langue reste attractive dans les pays où elle est langue seconde qu’elle continuera à exister dans les pays où elle est langue étrangère. Ces deux piliers de la francophonie (le troisième étant évidemment les pays de langue maternelle) tirent leur force l’un de l’autre. C’est, encore une fois, un volontarisme politique sans faille qui doit s’affirmer et que les citoyens francophones doivent initier et surveiller. Et je suis souvent assez inquiet de voir nos responsables politiques s’exprimer de plus en plus en anglais, comme s’ils partaient du fait qu’ils ne seraient pas compris en français. C’est un mauvais signal. Bref, pour une langue, comme pour chacun d’entre nous, l’avenir n’est pas écrit : il est ce que nous en ferons, ou plus exactement ce que la jeunesse d’aujourd’hui en fera.

    F. : Vous êtes aussi un auteur reconnu. Travaillez-vous sur le lancement d'un nouvel ouvrage ?

    J.-P. Cuq : Non, mais comme tous les chercheurs, j’ai toujours des idées, bien sûr. Je publie régulièrement des articles, et je signale en particulier la sortie en juillet de cette année d’un numéro (n° 64) de Recherches et Applications consacré à la francophonie. Il est dirigé par Valérie Spaëth, Fabienne Lallement et Fatima Chnane Davin. J’ai été heureux d’y participer de très près. Avec Isabelle Gruca, nous venons aussi de publier en 2017 une quatrième édition largement revue et mise à jour de notre Cours de Didactique du français langue seconde et étrangère (PUG), dont le succès ne se dément pas dans les formations de professeurs. Cela me rend particulièrement fier et heureux parce que cela veut dire que les étudiants et les professeurs comprennent et apprécient ma façon de faire de la didactique, c’est à dire une didactique qui ne les perd jamais de vue. En tout cas, c’était un travail qui nous a pris beaucoup de temps. Mais j’espère en avoir avoir bientôt un peu plus pour l’écriture au long cours…

    F. : Vous avez accepté de rejoindre le Conseil scientifique de Francophonia, pouvez-vous nous en dire plus sur vos motivations ?

    J.-P. Cuq : Je connais Yann Libratti et sa passion pour la langue française, pour la francophonie et pour les professeurs de français. Comme pour tout ce que j’ai fait dans ma vie collective, c’est d’abord pour moi une confiance de personne. Je ne m’engage jamais sur des projets abstraits. Je vois aussi qu’il a déjà su s’entourer de personnalités que j’estime et qui sont reconnues dans le monde francophone. Je suis heureux d’en retrouver certaines pour continuer à travailler au service du français et de faire une connaissance plus personnelle avec certaines autres. J’ai attendu de ne plus avoir de responsabilités exécutives au sein de la FIPF pour donner mon accord mais je suis le projet depuis son début. Sur le fond, je crois à la formation tout au long de la carrière d’un enseignant. Je crois que cette formation doit être d’une part adossée à la recherche universitaire (une didactique descendante, si on veut) et d’autre part, à l’écoute intense des acteurs de la classe (didactique ascendante). C’est un équilibre difficile mais pas impossible. Le fait que Francophonia se soit doté d’un conseil scientifique le met au rang des quelques acteurs à part dans ce domaine. Pour moi, c’est une autre façon de vivre dans les valeurs auxquelles j’ai toujours cru.